La France de nouveau en tête de course pour le contrat turc à 3,4 milliards de dollars

Publié le par Mathieu Lefort

La France de nouveau en tête de course pour le contrat turc à 3,4 milliards de dollars

Ankara s'était tourné vers la Chine pour répondre à son besoin d'édifier un système de défense aérienne de longue portée qui prévoit l'installation de douze batteries. Mais il y a quelque mois déjà, les craintes d'une rupture de négociations entre la Chine et la Turquie était à craindre. Les autorités turques n'étaient pas entièrement convaincues de la capacité de la Chine à répondre à cet appel d'offre.

Mais surtout, les américains ne veulent pas de système stratégique chinois en Turquie pour la simple et bonne raison que cela pourrait compromettre certaines données secrètes alors que les systèmes turcs sont appelés à être connectés avec ceux de l'OTAN. Cependant, la Chine avait été choisie par le premier ministre turc en faveur d'un rapprochement. Et la solution chinoise était ressortie moins chère que celle d'Eurosam..

Du coup, Eurosam (MDBA & Thales) était en embuscade et continuait d'améliorer sa proposition. Eurosam propose à la Turquie son système SAMP-T équipé de missile Aster 30 et de radar Arabel et GM400. Le groupe affine son offre en proposant des prix à la baisse et des contreparties plus hautes que prévues pour l'industrie turque. Mais aucune négociation officielle n'était en cours entre la Turquie et Eurosam.

Jusqu'à aujourd'hui. Selon des sources anonymes, le sous-secrétaire de l'Industrie de défense (SSM) Ismail Demir aurait tenu une réunion secrète avec Eurosam.

Image ©Armée de l'air

Publié dans France

Commenter cet article